Loesia propose des rouges à lèvres bio

0

Jeune créatrice d’entreprise de la marque Loesia, Catherine Lam se différencie dans l’univers de la cosmétique, avec une gamme de rouge à lèvres à base de composants bio.

Stagiaire dans un laboratoire de cosmétique en 2008, je me suis aperçue, en formulant une crème de soin, que les différents ingrédients étaient synthétiques et donc chimiques. Je me suis dis alors qu’un jour, je devrai proposer autre chose à base de bio », avoue Catherine Lam, présidente et fondatrice de Be Bio Cosmectics et de la marque Loesia. L’idée est limpide, la volonté est grande, les dés sont donc jetés en 2008.

Une carrière déjà riche à l’internationale Pour y arriver, il a fallu franchir différentes étapes. Diplômée d’une Maîtrise de chimie et d’un Master en ingénierie technico commerciale en France, Catherine Lam accumule les expériences à l’étranger ; Chine, Hong Kong, puis la Belgique. Le retour sur le sol français s’effectue en 2015, lorsque l’entrepreneuse rejoint une société américaine de téléshopping, « Mon désir de créer grandit progressivement, surtout lorsque j’ai pris plaisir à manager deux équipes », souligne-t- elle. Rapidement Catherine Lam prend les choses en main. Elle se fait aider dans un premier temps, par un laboratoire collaboratif situé à Orléans au printemps 2018. « C’est à par-

“Le critère origine française et biologique est primordial à mes yeux”

tir de cet instant que j’ai commencé à formuler mes propres recettes de rouges à lèvres. La difficulté étant de trouver la bonne texture, le bon rendu, sans oublier les bonnes teintes ». A ce jour, Loesia dispose de 6 teintes de rouges à lèvres, à un prix unitaire de 20€. Début 2019, alors qu’elle est toujours résidente dans la région parisienne, elle décide de s’installer près de Chartres, auprès de l’incubateur The Place, situé au Coudray. « Je savais que Chartres était aussi connue pour sa Cosmetic Valley. Il était donc important pour moi d’être au cœur de cet univers », reconnaît-t-elle.

Un “ADN” à base de produits Bio. Un rouge à lèvres n’est composé qu’à partir de corps gras, avec une absence totale d’eau. Essentiellement à base d’huiles végétales, de beurre et de cires, la formule créée par Catherine Lam est composée d’ingrédients issus majoritairement de l’agriculture française et européenne biologique (huile d’olive, huile de pépins de raisins, huile de prune, cire d’abeille…). « Le critère “origine française et biologique” est primordial à mes yeux puisqu’il me permet de me différencier par rapport aux autres marques. Les pigments eux, qui apportent les nuances sur les teintes, ne peuvent pas être bio puisqu’ils sont d’origine minérale », précise la créatrice. Le bâton du rouge à lèvres est fabriqué par une entreprise d’Eure-et-Loir, le tube est conçu dans une usine du Morbihan. Quant à l’emballage en carton, il est créé par une société en Haute-Loire et les étiquettes sont produites par une entité basée dans Vaucluse.

Une campagne de financement participatif. Afin de lancer sa marque Loesia (loesia.fr), Catherine Lam a mis en place une campagne de financement participatif, via la plate-forme dédiée Tutigo (www.tudigo.co/don/loesia). Il s’agit d’une phase de pré-vente où les consommateurs peuvent réserver les rouges à lèvres qu’ils recevront une fois la fabrication achevée. « En 15 jours, 4 300€ ont déjà été récoltés », souligne avec satisfaction la créatrice. A noter que la commercialisation des rouges à lèvres devrait être effective début novembre 2019.

Une invention brevetée… dans les tuyaux. Par ailleurs, un site e-commerce doit ouvrir d’ici les fêtes de Noël afin que les clients puissent choisir et acheter les rouges à lèvres. En attendant, la fondatrice est présente sur les réseaux sociaux (instagram, facebook, linkedin), et participe à différents salons (dont Cosmetics 360 en octobre). En- fin, la créatrice planche sur un modèle de rouge à lèvres dans lequel le packaging permet une diffusion d’huiles essentielles ou de parfum naturel. Brevetée, cette invention devrait voir le jour courant 2020. « D’ici l’été 2020 mon objectif est de faire de Loesia une activité rentable », conclut Catherine Lam.
FOCUS

Dem\'s Auto

LAISSER UN COMMENTAIRE

Saisir votre nom ici
Saisir votre commentaire ici